La scolarisation universelle est en marche

L’éducation constitue l’une des grandes priorités du programme politique engageant le Président Michel Joseph Martelly devant la Nation.  Initialement prévue pour le lundi 5 septembre 2011, la rentrée scolaire qui s’accompagne toujours de grandes difficultés pour les parents a été reportée pour octobre 2011, le temps pour le Gouvernement d’atterrir  le programme d’éducation gratuite qui vient consacrer  un droit de la Constitution de 1987 et concrétiser  cet engagement majeur du Président de la République.
 
La stratégie de mise en œuvre pour recruter les enfants qui n’ont jamais fréquenté l’école et organiser leur accueil dans les institutions s’est révélée payante.  Le 3 octobre 2010, la promesse de l’école gratuite est devenue une réalité : les premières statistiques disponibles accusaient déjà 142,000 enfants présents dans les salles de classe. Aujourd’hui, les enfants bénéficiaires du programme se chiffrent à 903,000 et sont répartis à travers tout le pays.  Aussi forment-ils trois grandes catégories.

La première catégorie regroupe les enfants âgés entre 6 et 12 ans non encore scolarisés,  dont les inscriptions et les frais de scolarisation sont pris en charge par le programme.  Les enfants admis en première année fondamentale dans les départements de l'Ouest et de l'Artibonite constituent la deuxième catégorie et leurs parents sont allégés du poids de leur scolarisation pour l’année en cours. Les enfants fréquentant les écoles nationales forment le troisième groupe de bénéficiaires, et n’ont eu aucun frais à payer.

La rentrée scolaire de 2011 était surtout marquée d'innovations majeures apportées par la mise en œuvre du programme de scolarisation gratuite qui s’accompagne d’autres mesures visant à soulager les familles du poids de la scolarisation.  Il convient de souligner entre autres que le transport des écoliers est devenu gratuit par décision des autorités gouvernementales. Il est aussi  à signaler que malgré l’introduction des nouveaux bénéfices sociaux, les autres programmes d’appui dans le secteur éducation restent en application.

Le financement du programme part du principe de la constitution d’un fonds exclusivement dédié à la gratuité  de l’éducation.   Une taxe applicable sur tous les transferts est déjà en vigueur.  Toute une batterie d'initiatives est mise en place en vue de la recherche de fonds additionnels pour garantir non seulement la pérennité du programme mais aussi et surtout pour augmenter le nombre des bénéficiaires à l’échelle nationale.